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Dimanche 5 juillet 2009
Me voila enfin, au départ de la mythique Marmotte. Après mes 7h30 de 2008, je savais que je pouvais mettre moins de temps encore et me rapprocher des 7h, même si j'avais annoncé 7h15 comme objectif.

Ma semaine après l'Ariégeoise ne se passe pas comme je le souhaitais, je ne me sens pas super sur le vélo et surtout je sens bien que je ne récupère pas aussi bien que quelques semaines auparavant. J'attrape des boutons de fièvre, et la nuit de vendredi avant le départ est plutôt chaotique....je mets tout ça sur le compte de l'anxiété et je me présente au départ heureux de participer cette année encore à cette légendaire épreuve (28e édition).

Le temps s'annonce parfait, il fait déjà une bonne température au Bourg d'Oisans. J'ai cette année encore la chance d'avoir un dossard prioritaire, ce qui permets d'être dans les premières positions et de ressentir des frissons au coup de sifflet du départ. Après une bonne vingtaine de cyclosportive, je me dis que décidemment la Marmotte reste à part.

Au départ, comme tous les ans beaucoup d'étrangers, plus de la moitié du peloton même, preuve de l'attraction de cette épreuve. Je pars donc dans un premier peloton, avec des temps de passage sur ma potence pour mettre en 7h et 7h15. Rapidement, dès la montée du barrage du Verney, je vois les premiers partir fort...je laisse évidemment faire et entame le Glandon (24 km, 1152m D+, 5% moy, passage à 11%) à ma main, en restant bien concentré. Je me rends vite compte que je ne suis pas dans un grand jour, je suis dans le dur une bonne partie de la montée, et c'est déçu que je passe en 1h40 au sommet du col....exactement dans le même temps que l'année dernière et donc déjà à 8 minutes  de mon objectifs.

Je me ressaisie et fait une descente plutôt bonne, je trouve un bon groupe dans la vallée de la Maurienne, passe à St Michel en 2h50 et entame l'ascension du Télégrape (12 km, 856m D+, 7.3% moy, passage à 9.7%) sous déjà un bon gros soleil. J'avale le Télégraphe dans la difficulté, mais toujours dans les mêmes temps que l'année dernère. Je sais déjà que je ne mettrai pas 7h, et que pour mettre 7h15 il me faudra finir très fort cette Marmotte. Je me décide donc à m'arreter du côté du ravito de Valloire pour faire le plein de carburants, petite pause et je repars à l'assaut du Galibier. (18.1 km, 1245m D+, 7% moy, passage à 10%)

Le vent me pousse jusqu'à Plan Lachat, et pourtant j'ai du mal à emmener du braquet. A Plan Lachat, quand il s'agit de monter les 8 derniers km...je me retrouve d'un coup terriblement mal, je vais devoir m'arreter plusieurs fois quelques seconds, sans force. Je me rends compte que mon coeur ne monte pas, je n'arrive pas à dépasser les 150 pulses...Je me hisse jusqu'au sommet en 5h20, j'ai maintenant 10 minutes de retard par rapport à mes temps de l'année dernière. Je sais que j'aurais du mal à faire au moins aussi bien. D'autant plus que je suis au plus mal, sans force avec la nausée qui ne me lache plus.

Descente, toujours dans un groupe, avec un vent plutôt défavorable, et j'arrive au Bourg d'Oisans en 6h30. Il fait maintenant 34°C, je veux terminer bien sur, alors je me lance dans l'Alpe d'Huez (14 km, 1119m D+, 8.1% moy, passage à 14%). Les 10% de moyenne jusqu'à la Garde sont terribles. Je m'arrête pour me mettre sous l'eau, et je repars, je m'arrête et je repars, je m'arrête et je repars...jusqu'au sommet. 1h20 pour monter l'Alpe contre 1h08 l'année dernière. J'arrive en haut lessivé, même pas heureux d'en avoir fini tellement je suis mal. 7h50 ce n'est pas ridicule, j'en mets certainement 6000 derrière moi, pourtant je ne suis pas content de moi, déçu en fait.

Cette Marmotte aura été un vrai calvaire, ça a beau être mon 2e meilleur temps, ça reste mon plus mauvais souvenir. Cette épreuve est celle de tous les extrêmes et il faut être en condition parfaite pour briller au sommet de l'Alpe d'Huez. Je repense à posteriori à des épreuves commes les Boucles du Verdon ou la Scott  qui sont si faciles à côté de ça. Je ne sais pas si je me relancerai l'année prochaine tellement j'ai souffert cette année.

Un coup d'oeil à mon cardio me font tout de suite comprendre que mes mauvaises sensations se sont vérifiées sur le terrain : 145 pulses de moyenne => autant que lors de sorties d'entrainement...., et par contre 189 de FC max pour une FC max mesuré en laboratoire à 187....mon coeur a fait du yoyo toute la journée, mais ne montait pas. Et quand on reste à 70% de sa FC max, rien à faire !

Le temps de rentrer chez moi que j'ai plus de 39°C de fièvre, malade comme un chien donc. J'aurai appris une chose aujourd'hui, on ne joue pas avec le mythe Marmotte. Décidemment c'est bien l'épreuve la plus dure du calendrier.

Marmotte du 04.07.09 :
Distance : 174 km
Tps : 7h50
Dénivelé :  5000 m
Fc moy :  145
Fc max : 189
Dist cumulé : 7095  km
Par jeje - Publié dans : Récits d'épreuves
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